Rechercher

Un vent de fraîcheur dans notre guide alimentaire : on fait place à l'intuition



En 2019, le gouvernement canadien a publié le nouveau guide alimentaire canadien, un recueil de recommandations publié périodiquement pour guider les Canadiens dans leurs choix alimentaires. Il est sorti il y a maintenant 2 ans, mais en discutant avec mes clients, je me rends compte qu’il est passé relativement inaperçu. Je voulais le mettre de l’avant aujourd’hui parce que je trouve que c’est une perle à découvrir.


Le mot d’ordre de ce nouveau guide alimentaire : la simplicité!


Au grand bonheur des nutritionnistes, le nouveau guide décrit une assiette équilibrée en toute simplicité. L’accent est mis sur les proportions que devraient (idéalement) occuper les divers éléments de nos repas dans notre assiette. On recommande que 50 % de l’assiette soit occupée par des légumes (ou fruits si l’on considère le déjeuner), 25 % par des produits céréaliers et 25 % par des aliments sources de protéines. Il est beaucoup plus facile à appliquer que la méthode antérieure qui reposait sur le respect de la consommation d’un nombre de portions précises d’aliments de chaque groupe alimentaire au quotidien. Je suis moi-même étourdie juste à essayer de me souvenir des tableaux à suivre dans le passé.


Cette assiette est un outil que j’utilise fréquemment dans ma pratique et qui a dédramatisé l’alimentation pour plus d’un de mes clients. C’est visuel, simple et extrêmement adaptable.


Mais (et voici où le tout devient particulièrement intéressant) le guide ne s’arrête pas à nous recommander ce qui devrait être dans notre assiette! On met une insistance particulière sur l’importance de maximiser notre appréciation de nos repas et de nos collations. Et oui, même le gouvernement canadien semble convaincu que ce n’est pas seulement le contenu de notre assiette qui importe, mais également tout ce qui peut influencer un repas. On ne parle plus seulement de l’impact de nos choix alimentaires, mais aussi de nos habitudes alimentaires.


En bref, on reconnaît maintenant l’importance de prendre le temps de manger et de reconnaître nos signaux de faim et de satiété, les répercussions positives que peut avoir la planification sur la qualité de nos repas tout en mettant l’accent sur l’impact que notre environnement (tant physique que social) peut avoir sur notre alimentation.


  • Avez-vous déjà remarqué que l’endroit où vous mangez peut avoir une répercussion sur la qualité de votre alimentation?


  • Mangez-vous de la même façon (ou la même chose) si vous mangez à la table, dehors, devant la télé ou sur un coin de bureau? Votre vitesse de consommation de repas change-t-elle si vous êtes seul ou entouré de famille et d’amis?


  • Prenez-vous le temps de planifier des moments pour vous nourrir durant vos journées occupées ou mangez-vous plutôt rapidement, sur un coin de bureau, sans vraiment savourer vos aliments?


  • Êtes-vous aussi alerte à votre faim lorsque vous êtes au travail ou à la maison? Reconnaissez-vous votre satiété lorsque vous engouffrez un repas acheté à la cantine devant votre écran d’ordinateur?


  • Avez-vous plus de plaisir à déguster un plat cuisiné maison qu’un wrap rapidement acheté au dépanneur pendant une pause au travail?


On reconnaît aussi l’impact que notre état d’esprit et nos émotions pendant les repas et les collations peuvent avoir sur notre alimentation. On saisit maintenant l’importance d’approcher notre nutrition de manière intuitive et non seulement cognitive.


  • Pendant votre dernier repas, étiez-vous distrait ou plutôt concentré sur le contenu de votre assiette? Avez-vous pris le temps de remarquer les textures, les couleurs, les saveurs de votre plat?


  • Étiez-vous absorbé par vos émotions pendant votre repas? Avez-vous même remarqué que vous mangiez?


  • Aviez-vous réellement faim lorsque vous avez mangé votre dernier repas ou dernière collation? Avez-vous mangé par habitude, par ennui ou même par persuasion (ex. : quelqu’un vous a offert quelque chose et vous n’avez pas voulu les choquer en déclinant l’offre poliment)?


Finalement, on met en lumière l’importance de cuisiner et de planifier ses repas pour maximiser l’accès à une alimentation saine et l’on reconnaît la valeur d’adapter les recommandations pour faire briller les aliments traditionnels de diverses cultures. Quel plaisir de conserver les liens intergénérationnels en passant les traditions familiales d’une génération à l’autre et en les faisant découvrir à notre entourage!


En d’autres mots, ce nouveau guide alimentaire met de l’avant le concept qu’une bonne alimentation est basée sur bien plus que des nutriments : ce n’est véritablement pas seulement les calories qu’on se met dans la bouche qui comptent! Apprendre à écouter ses signaux de faim et de satiété, protéger son environnement pour se sentir bien pendant les repas et prendre le temps de relaxer et de savourer les aliments dans un état d’esprit calme et serein pour maximiser l’expérience du repas, ce ne sont pas que des recommandations WOUHOU réservées seulement aux yogis zen. Ce sont de réelles recommandations, avec preuves à l’appui, mises de l’avant par notre gouvernement parce qu’elles ont un réel impact sur la qualité de notre alimentation et sur notre santé.


Parce que manger, ça fait du bien!


Pour en apprendre davantage sur le guide alimentaire canadien, je vous invite à visiter la page web du guide alimentaire canadien en cliquant ici.


Si vous êtes intéressé à approfondir les sujets abordés dans ce billet, n'hésitez pas à prendre un rendez-vous en tête à tête avec moi. Cet appel de 15 minutes me permettra de vous rencontrer, de bien comprendre vos attentes et de vous proposer un suivi totalement adapté à vos besoins.


Eva Lalonde, Dt.P., Nutritionniste

Membre de l'OPDQ




À noter que les éléments discutés dans ce billet sont mon interprétation des recommandations détaillées dans le guide alimentaire canadien publié en 2019. Pour faire la lecture des recommandations dans leur intégralité, veuillez visiter le site du Gouvernement du Canada.

.


41 vues0 commentaire